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Économie numérique

Renaissance numérique : comment sortir de la crise grâce au numérique ?

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A l'initiative du think tank citoyen Renaissance Numérique, ce sont près de quatre cent acteurs du secteur qui se sont réunis à Marseille, Nantes, Bordeaux et Paris le 22 novembre dernier. L'objectif ? Déterminer différentes pistes de sortie de crise grâce au numérique.

Fruit des débats participatifs qui ont réunis près de quatre cent acteurs du numérique, les dix-neuf mesures déterminées, synthétisées à la fin de cet article, ont pour ambition de faire du numérique un levier de la sortie de crise

Remises à Fleur Pellerin, Ministre déléguée à l'économie numérique, au Premier Ministre et aux présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, ces propositions conjoncturelles ont été pensées dans la perspective de ne pas coûter d'argent à l'Etat.

Si les participants se sont accordés sur trois voire quatre mesures par groupe, ce sont des centaines d'initiatives qui ont été proposées au cours des débats. Répartis en pôles, ils ont donc eu le choix de concentrer leur réflexion sur différents thèmes tels que l'accélération de la numérisation des entreprises, ou l'activation de l’appropriation de nouveaux usages pour un numérique accélérateur de lien social.

Nous avons ainsi choisi de nous focaliser sur la formation et l'éducation au numérique : la rencontre des compétences et de l’emploi. Découvrez les pistes de réflexion de ce groupe, mais également les conclusions de tous les autres, à la fin du billet.

> « L'informatique et des sciences du numérique » en quête de reconnaissance

Parmi les mesures phares adoptées par les participants, « l'informatique et les sciences du numérique » devraient ainsi être érigées au rang de discipline scolaire au lycée, au même titre que les Sciences de la Vie et de la terre (SVT) ou que les Sciences Physiques.

Si l'on peut un peu regretter que le groupe de travail ait privilégié l'aspect informatique plus que les usages qui en sont faits, la mesure a la bonne idée de vouloir sensibiliser, et trouver une nouvelle définition à un secteur à un public encore très souvent de niche. Un véritable changement d'étiquette que souhaitent opérer les professionnels du numérique, afin d'attirer un public plus large, et plus féminin, vers un nouveau secteur et de nouvelles formations.

> Quelles dispositions pour y parvenir ?

Il s'agirait par exemple, d'utiliser de l'open data pour enseigner, et ainsi, démontrer l'intérêt de son usage à un niveau local. Les élèves pourraient concevoir des applications à l'aide des ces données, et mesurer ainsi la complexité de leur réappropriation, tout comme le développement d'une application web. 

Mais pour élever « l'informatique et les sciences du numérique » au rang de discipline, il est nécessaire que les enseignants soient eux aussi formés :

« Pour l'instant il n'y a pas de formation dans ce domaine, il faut que cette formation aille jusqu'au CAPES » ajoute l'un des professeurs participant au débat « Cela permettra de donner une certaine légitimité au numérique. Il faut une pédagogie appliquée à internet. »

L'ensemble des membres du groupe s'est également accordé sur la nécessité de renforcer les liens entre les entreprises et les écoles du secondaire. Les élèves pourraient ainsi être incités à faire des stages dans les entreprises du numérique, lesquels donneraient lieu à la réalisation d'un projet concret afin mettre en avant les possibilités offertes par ce secteur.

> La nécessaire adaptation des diplômes dans un secteur mouvant

Toutefois, les nouveaux diplômes liés au numérique, et notamment de la programmation qui devrait être prévue pour la rentrée 2014, devraient faire preuve d'une grande flexibilité :

« Créez une nouvelle maquette de diplôme aujourd'hui pour être « créateur de contenus web » et vous pouvez être sûrs de devoir recommencer dans six mois. Sachant qu'une plaquette met environ trois ans avant d'être validée, il faut un diplôme de l'internet avec un intitulé suffisamment générique pour pouvoir être adapté régulièrement » a ainsi précisé l'une des enseignantes participant au débat. 

L'intelligence de l'écriture et de la conception de ces maquettes sera donc primordiale pour une réforme efficace en matière d'éducation et de numérique. 

> Et dans les autres ateliers ?

Les préconisations ne s'arrêtent pas là. Nous avons rassemblé dans une synthèse les dix-neufs propositions des débats participatifs. C'est à découvrir ci-dessous.

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EPI

Le compte-rendu de l'association "Enseignement Public et Informatique" (EPI)  de l'atelier n°2 "Former et éduquer au numérique" :
http://www.epi.asso.fr/blocnote/RN_Atelier2.pdf
https://twitter.com/assoepi

le 01 December 2012

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