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Cours en ligne : comment lutter contre la triche ?

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Les cours d’université en ligne prennent de plus en plus d’ampleur, notamment aux Etats-Unis et Outre-Manche, où les établissements les plus prestigieux proposent aux étudiants de suivre leurs programmes via Internet. Et comme dans une salle d’examen classique, la tentation de tricher existe en ligne. Comment lutter contre ce nouveau phénomène ?

C’est la question que se pose la BBC, dans un article sur les méthodes de prévention contre la tricherie en ligne.

> Examens à la maison : un risque de triche plus grand ?

Pourquoi les cours en ligne sont-ils si attrayants ? Parce que les étudiants peuvent travailler où et quand ils le souhaitent, et avoir un feedback instantané, chose impossible avec les méthodes de correction traditionnelles. Ouverts à tous, adaptables, amusants, variés… en théorie, les cours en lignes sont donc plein de promesses mais, dans la pratique, ils méritent encore quelques petites améliorations. Et notamment au niveau de la fraude, s'ils veulent un jour être aussi reconnus que leurs homologues traditionnels.

Pour Peter Taylor, professeur à l’Open University du Royaume-Uni, pionnière en matière de cours à distance, l’une des solutions serait de « verrouiller les ordinateurs » des candidats qui ne pourraient alors pas utiliser d’autres outils informatiques lors de leurs examens à domicile. Impossible ? Le professeur reste optimiste :

« A l’heure actuelle, je n’ai pas encore vu de systèmes auxquels je fais réellement confiance mais je pense que dans peu de temps, tous nos problèmes seront enfin résolus. »

> Comment savoir qui est assis derrière son écran ?

Resterait alors la question de savoir qui est assis face à l’ordinateur « verrouillé ». Selon le professeur Taylor, « on peut identifier une personne de plusieurs façons ». Et celle qu’il retient est assez étonnante :

« Nous sommes en train d’étudier de près une solution d’identification reposant sur le rythme auquel chacun d’entre nous tape sur son clavier. Nous avons tous une façon d’écrire qui constitue une signature tout à fait fiable ». Une méthode de pointe qui pourrait bien être appliquée dans les cinq années à venir.

A l’opposé, l’EdX, l’université en ligne mise en place par le MIT, veut faire davantage usage des salles d’examen classiques : une façon de rendre les armes face à la question de la tricherie en ligne ? Et pourtant, comme le rappelle Taylor, le problème de « l’étudiant qui sort des antisèches de sa manche » n’est pas résolu non plus.

> L’intelligence humaine au secours de la machine

La question de l'évaluation de ces cours se pose également : pour certains, la seule bonne solution serait tout simplement que des professeurs interviennent dans le processus de correction des épreuves de leurs étudiants. C’est l’idée derrière Coursera.org, mis en place par l’Université de Stanford, et qui propose également des cours en ligne. L’année de son lancement, le site a enregistré 1,6 millions d’inscriptions en provenance de trente universités différentes.

Très vite, la question de savoir comment noter autant d’étudiants s’est donc posée. Ces derniers, selon Daphne Koller, cofondatrice du site, veulent « un feedback d’origine humaine ». Avec ses collaborateurs, elle a donc décidé d’expérimenter la notation entre pairs. Le principe est simple : les étudiants, en suivant un guide fourni par leurs professeurs, se notent les uns les autres.

Utopique ? Il s’agit simplement de faire confiance à l’intelligence de chacun, tout en responsabilisant les élèves. Si l’idée reste évidemment à perfectionner – les étudiants n’étant souvent pas d’accord sur les notes attribuées – elle pourrait peut-être permettre de résoudre l’éternel casse-tête de la tricherie, auquel des générations d’enseignants ont été et continuent d'être confrontées.

RSLN le 30/10/2012
Mélodie
RSLN le 30/10/2012

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