A Londres, une "mercerie" de la technologie pour réinventer les appareils du quotidien

A Londres, une "mercerie" de la technologie pour réinventer les appareils du quotidien

Un couple de londoniens créatifs a mis en place une « mercerie » de la technologie, qui permet à chacun de passer du rôle de consommateur à celui de créateur confirmé.

Un matin, Daniel Hierschmann et Bethany Koby découvrent un ordinateur portable dans une poubelle de leur résidence. Ils décident de le ramener chez eux pour étudier l’origine de la panne. À leur grande surprise, après un simple redémarrage, celui-ci s’avère parfaitement fonctionnel.

> Recycler plutôt que jeter

Cette anecdote, racontée par le site Good, fit figure pour eux de véritable déclic : « Les citoyens ont goût pour la technologie. Ils aiment utiliser des appareils dernier cri. Mais ils se trouvent complètement désemparés dès qu’une panne survient », commente Bethany. Pire : « Lorsqu’un appareil est cassé, ils le jettent car ils n’ont aucune idée de la manière de le recycler ».

Le couple décide alors de mettre à profit ses compétences en informatique pour contribuer, à son échelle, à transformer les consommateurs « passifs » en producteurs de demain. Il crée une « mercerie » de la technologie intitulée « Technology Will Save Us » (TWSU), un peu dans le même esprit que le FacLab de Cergy dont nous vous parlions la semaine passée. « Nous leur faisons comprendre la technologie par le biais le plus magique qui soit : la pratique », se réjouit Bethany.

> Le plaisir de créer de ses propres mains

Chaque semaine, les ateliers font salle comble. Des dizaines de londoniens, dont une part croissante de femmes, se pressent pour décortiquer leurs appareils et découvrir ce qui se cache à l’intérieur. Ordinateurs ou téléphones usagés se voient même transformés en « haut-parleurs pliables » ou en « détecteurs de plantes assoiffées ».

Pour Daniel, c’est un aboutissement : « Passer deux heures à souder un instrument de musique n’est pas la même chose que de passer deux heures devant son écran. Les utilisateurs démystifient leurs appareils et ont le plaisir de créer quelque chose de nouveaux de leurs propres mains », conclut Bethany.

Matthieu Matthieu Lamarre le 13/09/2012
Photographie

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