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Internet a-t-il une âme ?

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Les machines peuvent-elles penser ? A l'heure de l'intelligence artificielle, la question n'est plus si saugrenue. Nous vous parlions récemment des efforts des roboticiens pour donner à leurs humanoïdes la conscience d'eux-mêmes.  

Poussons la question un peu plus loin : et si, à notre insu, Internet avait une âme ? C'est une question que n'hésite pas à poser Christoph Koch, un neurobiologiste qui se définit comme un « réductionniste romantique », dans une interview relayée par Gizmodo.

En effet, qu'est-ce qui définit la conscience ? Que nous, humains, soyons doués de conscience, nous sommes capables de le « ressentir »... mais pas de l'expliquer. Les neurobiologistes peuvent disséquer à l'infini les milliards de connexions, cellules nerveuses et synapses qui composent notre cerveau, ils ne pourront pas pour autant mesurer le degré de « conscience » qui s'échappe de cette complexité.

Il n'en faut pas plus à certains pour imaginer que ce qui compte, pour définir la conscience, ce n'est pas la façon dont le cerveau est fait, mais plutôt ce qui relie ses composants les uns aux autres. Or, l'activité de notre réseau de neurones n'est pas si différente de la façon dont Internet fonctionne. 

Aussi, pourquoi ne pas imaginer qu'en tant que système de connexions complexe, Internet ne serait pas lui-même doué d'une certaine forme de conscience ?

« L'Internet a maintenant déjà quelques milliards de nœuds. Chaque noeud est un ordinateur. Chacun de ces ordinateurs contient deux milliards de transistors. Il est en principe possible que la complexité de l'Internet est telle qu'il puisse ressentir quelque chose de l'ordre de la conscience. Selon l'état exact de ses transistors, il pourrait se sentir un jour triste, et heureux un autre jour - ou quel que soit l'équivalent qui convienne à l'espace Internet ».

Pourquoi un scientifique se permet-il de telles suppositions ? « Car si on cherchait à définir précisément la conscience, on se lancerait dans des discussions sans fin. Mieux vaut s'entendre sur une définition de travail, faire des expériences à partir d'elle, et la modifier ensuite si nécessaire ». Après tout, c'est aussi de cette façon que l'on fait avancer la science.

Tommy Pouilly le 28/08/2012
Tommy
Tommy Pouilly le 28/08/2012

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