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Comment les « paywalls » changent l'écriture journalistique

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« La plupart des publications avec des paywall – un accès payant – autorisent leurs lecteurs à lire la manchette et les premiers paragraphes. Pour en lire plus, il faut payer. »

Et pour donner envie de payer, encore faut-il avoir suffisamment « appâté » sa cible. C’est du moins le constat que dresse Tim Burrowes, journaliste et fondateur du site australien sur les médias Mumbrella.

Au lieu d’aller droit au but, et de donner l’information brute (surtout s'il n’y en a véritablement qu’une dans l’article), les rédacteurs seraient désormais tentés de tourner un peu plus autour du pot, afin d’encourager les abonnements.

« Avec un fait du type M. X a été nommé président de la firme Y, il se peut que la motivation ne soit pas suffisante pour que le lecteur franchisse le pas du payant… à moins de l’aguicher », explique Tim Burrowes.

Il suggère ainsi de titrer de la façon suivante : « la firme Y a nommé son nouveau président », et le tour est joué.

Surtout, il pense que les paywalls ne sont pas la seule cause du changement de l’écriture journalistique sur Internet, changement provoqué pour de « mauvaises raisons ».

Ainsi, des médias se mettent à envoyer des « alertes » sans livrer l’info dans le message, mais vous enjoignant à vous rendre sur le site, afin d’être exposés à de la publicité et être ainsi mieux « monétisés ». Des techniques qui seront enseignées dans « toutes les écoles de journalisme d’ici un ou deux ans », fait-il le pari.

Le risque ? « Ne plus faire du lecteur la priorité. Le lecteur aime être respecté. En fin de compte, il partira et trouvera des articles qui le respectent. »

Le NYT, un des premiers média à avoir instauré un mur payant

Jason Wiels le 24/07/2012
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Jason Wiels le 24/07/2012

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