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Infobésité : la dataviz au secours du cerveau

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Vous souffrez de votre boîte mails pleine à craquer, des notifications incessantes de votre téléphone et vous jonglez en permanence entre plusieurs écrans ? « Vous n’êtes pas seul », écrit la journaliste Fiona Graham, sur le site de la BBC. Et il est important d’agir, lui explique Lynda Shaw, neuroscientifique à l’Université de Brunel :

« Le problème de la surcharge informationnelle est vraiment nouveau pour notre cerveau. Et quand nous nous sentons débordés, nous commençons à reporter nos prises de décisions. »

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Alors, que faire pour éviter la paralysie cérébrale, puis la noyade dans le flot des données ? Mindlab International, un cabinet de recherches spécialisé dans la neurométrique, s'est penché sur la question, en analysant l'activité cérébrale de personnes réalisant des tâches, seules ou en groupe, pour évaluer l'influence des données traitées en images plutôt que sous la forme de textes et de chiffres.

Les résultats sont assez éloquents : avec des supports visuels, les sujets utilisent en moyenne 20% de ressources cognitives en moins que lorsqu'ils utilisent un support plus traditionnel comme le texte. En clair, pour réaliser la même tâche, leurs cerveaux ont travaillé de manière beaucoup moins complexe. Ce qui a logiquement entraîné une hausse de leur productivité, particulièrement lors de travaux menés en groupe :

« Si des données sont présentées de manière visuelle, cela a beaucoup plus d'impact et le cerveau arrive beaucoup plus facilement à les analyser », explique Duncan Smith, directeur général de Mindlab International.

Pourquoi ?

« Notre cerveau cognitif ne peut pas gérer toutes les informations comme on a désormais l’habitude de recevoir à chaque instant. […] Nous nous attendions à ce que les cartes mentales permettent d'obtenir de meilleurs résultats tout simplement car c'est de cette façon que fonctionne le cerveau », précise-t-il.

La solution serait donc de multiplier les cartographies, les infographies, et les data visualisations pour qu’une donnée observée soit bien enregistrée par le cerveau : c’est à cette condition que « l’explosion des données peut-être une bonne chose », conclut le Dr. Lynda Shaw.

Jason Wiels le 19/04/2012
jason
Jason Wiels le 19/04/2012

1 Comments


Ana Levyn

J'aime vos publication Smile

le 29 March 2013

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