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Nomophobie : un malaise passager ?

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Après le succès d'une vidéo virale montrant la (dure) journée d'une jeune femme qui avait oublié son smartphone, dans un monde où chacun a les yeux rivés sur le sien, le New York Times revient sur l'habitude que nous avons prise de documenter nos vies avec nos terminaux numériques, pour rassurer ceux qui s'inquiètent des excès de ces pratiques et de leurs effets négatifs sur la conversation : ils ne sont peut-être que passagers. Explication.

La nomophobie (no mobile phobia), ou peur d'être séparé de son téléphone portable, vous connaissez ? Ce néologisme vient à peine d'apparaître qu'il serait déjà l'un des maux les plus répandus de la planète, avec 66% des utilisateurs de mobile qui s'en plaignent. Lorsqu'un utilisateur moyen consulte son téléphone portable environ cent cinquante fois par jour, y compris pendant les repas par exemple, que reste-t-il à la convivialité ? Doit-on tirer la sonnette d'alarme, comme l'a fait Sherry Turkle, ou même ouvrir des centres de désintoxication ? 

Du calme, plaide le New York Times, qui explique qu'on peut comparer notre attachement à nos écrans de poche avec l'engouement qu'a suscité la télévision à ses débuts, lorsqu'elle s'est peu à peu retrouvée dans chaque foyer. A la fin des années 50, c'était sur la question de la télé au moment du repas que le débat faisait rage, certains s'inquiétant de ce qu'elle pouvait tuer toute conversation dans un moment sanctuaire pour la famille.

Aujourd'hui on constate que cette habitude "n'a jamais vraiment pris dans les foyers américains", comme l'explique un auteur interrogé par le New York Times. Car pour beaucoup, la télévision au moment du repas a fini par devenir une mauvaise manière à proscrire.

D'où l'hypothèse du journaliste : les smartphones pourraient bien en être à leur phase télé-au-repas. Lorsqu'une innovation réorganise notre quotidien autant que la TV ou les smartphones, un temps d'adaptation serait nécessaire pour que de nouvelles règles de civilité et de bienséance apparaissent, prenant le pas sur l'enthousiasme débridé des premières années. On prend les paris ?

Tommy Pouilly (@5h55) le 02/09/2013
Tommy
Tommy Pouilly (@5h55) le 02/09/2013
Photographie : (capture d'écran)

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