Faut-il que les robots aient des défauts pour qu'on les aime ?

Faut-il que les robots aient des défauts pour qu'on les aime ?

Pour mieux comprendre et rendre plus réelles les interactions homme-machine, une équipe de recherche en informatique de l’Université de Lincoln au Royaume-Uni a mis au point un robot imparfait, imitant les imperfections humaines. Un fascinant projet qui nous est rapporté par ScienceDaily

En développant le robot ERWIN, un robot dit "androïde" car construit à l'image de l'homme, le doctorant Mriganka Biswas s'est intéressé de près à nos relations humaines. Et pour cause : son objectif est d'optimiser la relation qu'un humain peut entretenir avec une machine sur le long terme. 

« Si nous sommes capables d’expliquer comment les relations longues commencent et se développent entre les humains, il sera plus facile ensuite d'envisager une véritable relation homme-machine », précise Mriganka Biswas.

Pour générer une relation avec une personne, ERWIN doit surtout être amical et "humanisé", et cela commence par reconnaître les besoins de son utilisateur. Il a ainsi été programmé par exemple pour exprimer cinq émotions. 

Le chercheur va plus loin, car il cherche aussi à comprendre comment les relations sont formées chez les personnes atteintes d'autisme. C'est en effet en miroir de la machine et de son fonctionnement que l'on apprend aussi sur les relations humaines les plus complexes.

Une vision qui n'est pas sans rappeler le film de Ridley Scott, Blade Runner, décrivant un monde où les derniers humains confrontent les premiers posthumains (des androïdes). Avec le robot ERWIN une issue à cette confrontation apparaît : l’idée d’une machine capable de jouer les intermédiaires, de simplifier la relation homme-machine, voire même de nous apprendre sur nous-mêmes. 

Pour en savoir plus, c'est ici avec ScienceDaily.

Camille Fumard Camille Fumard le 11/02/2014
Photographie

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