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Data-journalisme : de l'investigation d'abord, du code ensuite

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Intervenant au Syndicat de presse quotidienne régionale (SPQR) le 22 mars dernier, le journaliste et vainqueur du prix Pulitzer 1993, Steve Doig est venu expliquer en quoi le journalisme de données est utile aux rédactions. Une intervention que nous raconte Médiaculture dans un billet publié le 27 mars.

Si les débats autour de l’intégration du journalisme de données dans les rédactions se résument vite à la question : « les journalistes doivent-ils savoir coder ? », pour Steve Doig le data-journalisme est avant tout un travail d'enquête et de collecte des données.  

Et le journaliste sait de quoi il parle puisqu'il en a été un précurseur. En 1993, il reçoit le prix Pulitzer pour son enquête réalisée suite au passage de l’ouragan Andrew en Floride. 

Celle-ci s'articulait autour de différentes données publiques : celles concernant les maisons touchées, celles des autres ouragans ayant frappés celles de l’Etat, celles des impôts fonciers, celles des taxes locales, le nombre et  les dates des inspections urbaines, la date de construction des bâtiments de la zone ou encore l’origine des financement des campagnes politiques.

Il avait alors remarqué que les entreprises du bâtiment avaient largement contribué à soutenir certaines campagnes politiques, les personnes concernées ayant assoupli les réglementations en matière de construction.

Mettre en valeur les faits au-delà des apparences

Le journalisme de données permet donc selon Steve Doig de mettre en valeur les faits au-delà des apparences. Le journaliste de par sa capacité à prendre du recul sur le sujet et à sélectionner les données à croiser offre donc une valeur ajoutée considérable.

Et aujourd'hui, les journalistes bénéficient d’un avantage que Steve Doig n’avait pas à l’époque : des outils simples permettant d’analyser ces données et de les mettre en forme. Ils n’ont donc pas fondamentalement besoin d’apprendre à coder, toutefois il est nécessaire qu’il comprenne le travail des développeurs pour mieux collaborer avec eux.

Mais les journalistes doivent aussi accepter que certaines recherches ne mènent nulle part et doivent  travailler collectivement sur ce type d’enquête pour éviter les erreurs. 

S’il connaît des mutations et doit intégrer des nouveaux outils et des nouvelles méthodes, le journalisme est donc encore loin d’être un métier en voie de disparition.

Et pour en savoir plus sur l’intervention de Steve Doig et lire l’intégralité de l’article de Médiaculture c’est par ici.

Camille Gicquel le 03/04/2013
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Camille Gicquel le 03/04/2013

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