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Les collectivités dans l'aventure de l'Open data

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La Gazette des communes vient de publier une photographie de l'état des lieux de l'Open data dans les collectivités locales. Comment s'y prennent-elles ? Quel est leur état d'avancement dans la démarche ? Quelles données ont-elles et quel portail utilisent-elles ? Des réponses apportées par une étude de Serdalab sur ce que provoquent l'ouverture des données publiques pour ces acteurs.

Henri Verdier, nouveau patron d'Etalab confiait, dans une récente interview, que la stratégie d'ouverture des données publiques pouvait représenter un levier de modernisation conséquent :

« Elles permettent de construire de nouvelles relations - plus respectueuses et plus coopératives - avec les citoyens, elles procurent de nouvelles ressources pour l'économie, et elles permettent de concevoir de meilleures organisations - plus souples et plus efficaces- des services publics. »

Depuis deux ans, quelques collectivités ont ouvert leur propre portail et beaucoup suivent le même mouvement comme les Hauts-de-Seine et Versailles Grand Parc. Mais bon nombre de collectivités buttent encore sur l'ouverture de données pour des raisons pratiques.

L'étude du laboratoire de veille Serdalab repose sur deux enquêtes « réalisées entre juin et septembre 2012 auprès d'un échantillon de 60 acteurs publics et collectivités locales », dont 53% de collectivités territoriales précise La Gazette.

Premier constat : les jeux de données à libérer sont difficiles à identifier

Confidentielles ? Sensibles ? La première difficulté réside dans l'appréciation des jeux de données à libérer. L'étude raconte que près de la moitié des personnes interrogées estime que la mission est complexe. Viennent ensuite le format de diffusion des données et le temps passé. Le versant juridique et les difficultés inhérentes, les ressources humaines et les budgets disponibles ne sont donc pas les premières préoccupations. 

Support de diffusion et budget

La diffusion se fait sous perfusion : un tiers des acteurs « garde encore le contrôle en ne diffusant que les données "sur demande" » dont un peu moins de la moitié envisage de donner un accès sur Internet entre 2012 et 2015. Le support Internet étant privilégié au deux tiers

Le budget est quant à lui de 83.000 euros en moyenne selon Serdalab et 67% des portails créés ont moins de deux ans. Le tout construit entre 6 et 8 mois.

De quoi donner une idée de ce qui pourrait être réalisé d'ici quelques années.

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Infographie : La Gazette des Communes

Claire Berthelemy le 28/01/2013
Claire Berthelemy
Claire Berthelemy le 28/01/2013

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