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Économie numérique

Open data : une plateforme simple et peu coûteuse, c'est possible (2/3)

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Nous vous proposons de découvrir un guide pour mener à bien un projet Open Data. Rédigé par Microsoft, il fait partie d'un ouvrage dédié à l'Open data coordonné par le Réseau des Territoires Innovants, et qui sera diffusé début janvier 2013.

Après les enjeux de la libération des données et la question essentielle de la qualité des données publiées, cette seconde partie explique comment mettre en place une plateforme simple et peu coûteuse.


> Privilégier le flux de données

« Il s’agit d’abord de choisir le bon format de publication des données pour permettre de les traduire en information ou en service, par exemple la consultation d’un horaire de transport en temps réel. Nous recommandons la publication sous forme de flux de données, les formats « fichier » permettant difficilement d’effectuer ce type de requêtes

Ensuite, la plateforme de publication doit garantir l’interopérabilité et s’appuyer sur les standards du web afin d’en garantir l’accessibilité pour tous. Microsoft répond par exemple à cette exigence d’interopérabilité en adoptant le protocole ouvert de données OData (Open Data Protocol). Les spécifications de ce protocole sont ouvertes, publiques et libres d’implémentation.

Le « nuage » évite les contraintes d’infrastructures.

Enfin la plateforme technique doit être capable d’héberger un nombre croissant de données et d’applications, de gérer les pics de montée en charge, tout en maîtrisant la dépense associée.

Le Cloud, «  informatique en nuage », s’impose ainsi progressivement comme un partenaire naturel de l’Open data. Il offre la possibilité d’héberger des données en adaptant la capacité de stockage et de traitement en fonction des besoins de la collectivité, en gérant les pics et les creux sans affecter par ailleurs le système d’information de la collectivité. Par exemple, diffuser des informations et des images liées à un événement culturel pourra entraîner un pic de trafic très fort juste avant et après l’événement, qu’il faut pouvoir absorber sans pour autant revoir toute l’infrastructure. Le « Cloud » répond à ce besoin en libérant l’organisation publique des contraintes de coût des infrastructures.

La collectivité n’a pas à effectuer des investissements coûteux dans des serveurs et dans la mobilisation de ressources compétentes pour en assurer la maintenance : le « Cloud » introduit un paiement à l’usage. Chris Moore, directeur des systèmes d’information d’Edmonton au Canada, nous précisait ce bénéfice :

« Notre métier n’est pas de faire de l’informatique, encore moins de la maintenance de serveurs, mais de proposer de meilleurs services aux citoyens ».

Edmonton a ainsi choisi d’héberger les données et les applications hors des serveurs de la ville, en s’appuyant sur les technologies du « Cloud ». La simplicité du « Cloud » a aussi permis à la ville de publier ses premiers jeux de données en seulement trois semaines.

En France, le conseil général de Saône et Loire, Bouches-du-Rhône Tourisme et la ville de Versailles font figure d’exemples : ils ont choisi une solution fonctionnant dans le Cloud, prête à l’usage, ouverte et évolutive, disponible sous licence libre.

> Une interface intuitive et facile d’accès

Autre volet essentiel de la plateforme : l’interface de visualisation, qui mettra en scène les données, les transformant en des informations facilement consommables par le citoyen.

Une série de données de localisation des arrêts de bus prendra d’autant plus de sens pour l’utilisateur qu’elle sera représentée sur une carte géographique. Le visualisateur peut aussi croiser plusieurs jeux de données et générer alors de nouveaux services, accessibles depuis un ordinateur, un smartphone ou une tablette. Par exemple, le site Internet Cycle Streets au Royaume-Uni croise des informations de localisation des pistes cyclables, des feux tricolores ou encore des intersections routières avec une base de données recensant la localisation des accidents de personnes en vélo afin d’offrir un service de planification d’itinéraire de trajet pour cyclistes en fonction du degré de sécurité.

Ces visualisateurs sont nécessaires aux citoyens et garantissent la valeur d’usage des données. »


 Prochaine et dernière étape : « Comment promouvoir un projet de libération des données ? »

RSLN le 22/11/2012
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RSLN le 22/11/2012
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