Suivez-nous également sur Twitter @RSLNmag
Médias

« I Love Transmédia » met les nouvelles écritures à l'honneur

0

Du 18 au 20 Octobre s’est tenue au Conservervatoire National des Arts et des Métiers (CNAM) la première édition d’ I Love Transmédia.  Rencontres, tables-rondes et exposition, le transmédia s’est dévoilé sous toutes ses facettes, et a fait la part belle aux jeux vidéo. 

I Love Transmédia, évènement organisé par l’association Transmedia Immersive University (TIU),  a rassemblé pendant trois jours les responsables des entreprises médiatiques les plus innovantes en France. Objectif ? Dresser un panorama des initiatives les plus marquantes, tout en s’interrogeant sur les problématiques de droit et les modèles économiques adoptés.

Mais l’évènement ne s’est pas arrêté là. Une exposition de six projets mis en compétition pour l’occasion a permis aux visiteurs d’expérimenter différentes installations transmédiatiques. L’occasion d’y découvrir le transmédia sous différents angles, notamment celui du jeu vidéo. 

 

>  Retour sur expérience

Engrenages, Bref, Alt-Minds, Hotel… Les études de cas (ci-dessous) ont permis de revenir sur les récents succès transmédiatiques et les projets à venir. L’équipe de Plus Belle La Vie Sous Surveillance, qui a rassemblé près de 17000 joueurs, a ainsi pu partager son expérience :

« Notre idée était de co-concevoir une expérience pour tester le transmédia dans une série quotidienne. On était dans une logique de laboratoire, explique Benjamin Faivre, producteur à Telfrance série. Petit à petit, on a suscité la curiosité, c’est vraiment l’imbrication entre la narration et l’invitation progressive de l’audience à entrer dans l’histoire qui a fait ce qui est pour nous un succès ».

Autre membre de l’équipe et Professeur titulaire de la chaire Systèmes Multimédia au CNAM Paris, Stéphane Natkin retient pour sa part quatre enseignements :

« La première chose à retenir est la relation entre les médias, quelle position les spectateurs peuvent avoir, passif ou actif ? La deuxième est la relation à l’espace et au temps. Ensuite il ne faut pas en dire trop. Enfin, il y a l’équilibre à trouver dans la difficulté des énigmes. »

Si Boris Razon, directeur des Nouvelles écritures à France Télévisions, admet que la frontière entre la télévision et l’univers du web est facilement franchissable, il avoue néanmoins que l’écriture transmédiatique est une difficulté majeure pour les scénaristes :

« En réalité, c’est quand même un casse-tête à écrire », confesse-t-il.

> Quand Transmédia rime avec jeux vidéo

Le transmédia est souvent associé à un dispositif mêlant télévision et application web, tablette, ou smartphone. Pourtant, la compétition qui s’est tenue lors de l’évènement braque les projecteurs sur des productions plus proches de l’univers des jeux vidéo. Une surprise ? Pas tellement puisque les écoles engagées dans la compétition, à savoir l’ENJMIN CNAM, Esia 3D, Gamagora ou encore les Gobelins, forment des professionnels du secteur. Les plus ambitieux ont même utilisé la Kinect pour leur projet. L’occasion de voir le transmédia sous un angle différent. 

« L’idée ici était de montrer que les industries du jeu vidéo et de la fiction se rapprochent sur ces écritures », rappelle Jeremy Pouilloux, président de la TIU et producteur associé à la Générale de Production. « Ce n’est pas étonnant qu’ils aient développé ce type de projets. Dans l’industrie du jeu vidéo, ils ont l’habitude de pratiquer un spectateur actif ».

> I Love « Occupy Olympus »

Grand gagnant de l’évènement, et récompensé par le prix Beaumarchais, « Occupy Olympus » est une installation multi-écrans surfant sur l’actualité : la crise financière y rencontre la mythologie grecque.

« Dans ce monde hybride on a d’un côté les mortels qui ont décidé de s’unir, ce sont les 99%, et d’aller envahir l’Olympe en signe de protestation. C’est un jeu de conquête », raconte Nicolas Jaujou, membre de l’équipe. 

Plongés dans le noir, et éclairés par les seules lumières des écrans, les participants doivent choisir leur camp, celui de la majorité ou celui des dieux/traders. Deux sources sonores viennent rythmer l’univers de ce jeu transmédiatique. 

« Dans l’aspect transmédia, nous avons retenu l’usage de différentes plateformes qui vont appeler différentes postures, et aussi différents modèles de système : la collaboration avec une opposition au 1%, et la compétition pour les traders », précise Nicolas Jaujou.

Après avoir retrouvé individuellement des mots dans les grilles proposées sur les ordinateurs, les participants évoluent ensemble sur une carte géante en repoussant des éléments jusqu’à l’Olympe. Les 99% s’unissent ainsi pour déverser les éléments sur un second écran, celui des traders. Ils collaborent pour hacker le système.

« De leur côté, les joueurs qui se positionnent comme les traders sont dos aux 99% et doivent parier sur des applications tablette pour influencer les courbes de la bourse, dans le but de devenir le meilleur trader du monde » explique Arthur Prudent, membre de l’équipe et représentant des traders dans l’installation.

Pour finir, l'équipe joue également avec les réseaux sociaux puisque des tweets dynamiques sont générés afin de raconter en temps réel ce qui se passe dans Occupy Olympus.

 

Mais l'aventure ne s'arrête pas là pour tous les étudiants. Parmi les six projets proposés, certains auraient retenu l'attention de responsables médiatiques présents lors de l'évènement, véritable vitrine du transmédia. A découvrir sur vos écrans très bientôt ? Affaire à suivre donc, et rendez-vous l'année prochaine pour la seconde édition!

Photographie : Photos: RSLN

Ajouter un commentaire


Loading
biuquote
  • Comment
  • Preview

S'abonner à la newsletter

Votre adresse email sera uniquement utilisée pour vous envoyer la newsletter de RSLN. Microsoft ne l'utilisera pour aucune autre communication, qu'elle soit commerciale ou institutionnelle. Microsoft ne vend ni ne loue ses listes d'abonnées à des tiers.