Du 19 au 26 octobre 2012, RSLN vous fait découvrir Museomix, premier événement français créateur d'innovation dans les musées, qui revient pour sa seconde édition. Ca se passe au musée gallo-romain de Fourvière à Lyon... et aussi sur la Toile.
Nous sommes en 43 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains, qui aménagent le territoire en construisant des villes et des voies à travers le pays. Sur une colline surplombant la rivière Saône, à l'endroit où elle rejoint le Rhône, ils bâtissent Lugdunum, l'actuel Lyon, qui deviendra vite la Capitale des Gaules.
Les pentes de la colline de Fourvière, à Lyon, gardent encore la trace de cette occupation : on peut y visiter un grand théâtre et un odéon romains, et sur place, le Musée Gallo-Romain de Fourvière accueille toute l'année les touristes et les curieux. Ce week-end, troisième d'octobre, il s'animera pourtant d'une effervescence nouvelle : des agités du numérique ont prévu de le « remixer ».
« Remixer mon musée » ? Qu'est-ce que ça veut dire?
Au moment où nos vies s'organisent autour de flux numériques et de partages, le musée doit-il fonctionner en vase clos ? Certainement pas. L'intuition à l'origine du projet, c'est que le visiteur de 2012 n'a plus du tout envie d'être un observateur passif : il ne demande devenir acteur de son parcours, s'enrichir d'expériences multiples et échanger avec son réseau ou avec l'institution.
Inventer de nouvelles manières de vivre le musée : voici donc la mission que se sont donnés Nod-A, Erasme, Julien Dorra, Samuel Bausson et Buzzeum, avec le projet MuseoMix, comme ils l'ont fait l'année dernière au Musée des Arts Décoratifs à Paris. Un événement qui réunit les professionnels des musées, les acteurs de l’innovation et du numérique ainsi que les amateurs d’art :
« Dans son essence, Museomix se présente comme un des moyens de conduire une réflexion, in situ et sous la forme d’un brainstorming », explique Guillaume Ansanay-Alex, alias CarpeWebem.
Si la réflexion est bienvenue, c'est que les questions ne manquent pas : comment l’institution peut prendre en compte ces nouveaux médias pour proposer de nouveaux modes de relations plus inclusives avec les visiteurs ? Comment le visiteur peut-il s’investir dans le lieu sans contrarier le travail du conservateur ?
> Comment ça marche ?
Les participants auront trois jours pour apporter des réponses à ces questions. L'enjeu est d'imaginer des expériences de visites participatives et interactives inédites, en mettant à profit toutes les opportunités offertes par les nouvelles technologies. Pendant ce temps, le musée lyonnais deviendra un véritable « laboratoire de l'innovation muséale », d'où s'échapperont des méthodologies et des actions innovantes et collaboratives.
Concrètement, les participants seront encadrés par l'équipe MuséoMix, et par des coaches. Par exemple, des « muséopropulseurs » conseilleront les équipes sur leurs projets pour faire le lien avec des expériences existantes, les questionner et formaliser leurs idées. A la fin, des évaluateurs seront chargés de commenter les innovations produites et la démarche collaborative, afin de proposer un véritable retour d’expérience.
Vous n'êtes pas lyonnais ? Qu'à cela ne tienne ! MuséoMix se conçoit désormais comme un évènement autant « en ligne » que hors-ligne. Vous pouvez donc les suivre sur
Twitter et sur
Facebook. Mais surtout, cette année, vous pourrez aussi
« Muséo'mixer » à distance... et
voici comment.
> Des découvertes à suivre sur RSLN
Partenaire de l'évènement du week-end, RSLN vous emmènera prochainement sur les traces de ces innovateurs. Si vous êtes à Lyon, ou si l'envie vous prend d'y faire un saut, vous pourrez également voir l'exposition « augmentée » de MuséoMix, jusqu'au 26 octobre.