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Économie numérique

« Echouer permet d'apprendre, pour souvent mieux réussir ensuite »

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Mardi 25 septembre, Regards sur le numérique vous faisait vivre en direct la 3e édition de la FailCon. En marge de celle-ci Roxanne Varza, jeune entrepreneuse et co-organisatrice de l’événement, a accepté de nous donner son point de vue sur le rapport de la France à l’échec entrepreneurial.

Initiée en 2009 dans la Silicon Valley, la FailCon s’exporte en Australie et en France. Le rapport à l’échec est-il le même d’un pays à l’autre ?

Roxanne Varza – Loin de là ! Aux Etats-Unis, les entrepreneurs parlent facilement d’une société qui n’a pas fonctionné. Ils estiment que les gens apprennent de leurs erreurs. En France, c’est totalement différent : dès lors que nous demandons à quelqu’un de raconter un échec personnel, il se renferme. Nous avons eu du mal à trouver des intervenants pour la FailCon, tandis que certaines entreprises sollicitées pour être partenaires refusèrent, de crainte de mettre leur logo à côté du mot ‘échec’. Une édition se tiendra à Berlin en novembre, nous envisageons également l’Angleterre et la Suède : ce sera l’occasion de voir si les réactions sont les mêmes.

Ce tabou français est-il propre au monde de l’entreprise ?

Non, il semble général. Je l’ai par exemple constaté dans l’enseignement. J’ai fait mes études aux Etats-Unis, en France et en Angleterre. Dans le premier cas, l’élève est systématiquement félicité et encouragé, même lorsqu’il se trompe totalement de réponse. En France, la situation est strictement opposée : les élèves se voient parfois recadrés d’une manière un peu limite, qui n’est pas toujours correcte et certainement pas encourageante. L’Angleterre fait de son côté figure de juste milieu, qui me semble plutôt équilibré.

Pensez-vous que les mentalités peuvent évoluer sur ce sujet ?

Bien entendu. Les gens sont attentifs aux histoires racontées à la FailCon. Microsoft, Pixmania, Criteo sont de très bons exemples. Lorsque l’on découvre que la réussite actuelle d’une entreprise se fonde sur un produit totalement différent de celui du départ, que la première tentative fut un échec mais que l’entrepreneur a su rebondir, on prend conscience qu’échouer permet aussi d’apprendre, pour souvent mieux réussir ensuite.

Matthieu Lamarre le 27/09/2012
Matthieu
Matthieu Lamarre le 27/09/2012

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