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Park(ing) day : hackez la ville !

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A quoi ressemble la ville quand les places de parking deviennent des lieux de création, de rencontres ou des micro-jardins ? C'est l'idée que propose d'explorer Park(ing) day, le « happening » mondial qui stimule le designer urbain en chacun de nous. 
 


Pour la troisième année consécutive, Lyon, Paris, Bordeaux, Grenoble, Dijon et plus de 40 villes en France rejoignent les 180 villes dans le monde qui en ont fait l'expérience depuis 2005 : pique-niques, performances de danse, dégustation de produits bio, expositions d'artistes, compost urbain... pour investir l'espace public, l'imagination est la seule limite, et les installations spontanées invitent à dialoguer, à partager un verre et à se rencontrer entre voisins. Le thème de cette année, « donner dans la ville », devrait stimuler l'imagination.

 

Dans ce laboratoire des nouveaux usages de la ville à ciel ouvert, le numérique n'est pas en reste : vous trouverez par exemple à Paris une « webcam pour échanger avec nos voisins européens ». Entre autres installations, la Ruche proposera quant à elle un cyber café solidaire. 

Bien entendu, les amateurs de « do it yourself » et autres « hackings urbains » sont à l'honneur... du coup, l'écosystème du numérique se mobilise, à l'exemple de la startup de crowdfunding, KissKissBankBank :


Le Parking day est aussi le jour rêvé pour réveiller les utopies urbaines à la mode : certaines entreprises n'hésiteront pas à installer dans la rue des salles de réunion à ciel ouvert pour recevoir leurs clients. Les salariés qui le pourront télétravailleront dans la rue... donnant corps à la notion de « tiers lieu » : un endroit qui n'est ni chez soi, ni le bureau, mais un lieu urbain de transition aux usages hybrides (travail, détente, rendez-vous professionnels...)

 

Bien entendu, ces initiatives sont extrêmement cadrées, car l'espace public - qui appartient à tout le monde - est soumis à des lois. La réglementation stricte des terrasses en ville s'est assouplie récemment, probablement sous l'effet de ces mouvements : officiellement, des « terrasses spontanées » (que certains appellent déjà « parklets ») peuvent s'installer sur des places de parking. A condition toutefois de se déclarer à la Préfecture suffisamment à l'avance... et de se soumettre à l'horodateur.

Mais occuper une place de parking donne aussi l'occasion de repenser l'usage de la ville, ou tout du moins, de s'interroger sur l'occupation de ses lieux :

« Après un siècle de pénétration de la voiture en ville, la rue s'est façonnée à l'aune de la motorisation, analyse le Groupe Chronos. Que reste-t-il aux autres, aux piétons - les pressés, les touristes, les marchands, les handicapés, les flâneurs, les commuteurs, les clients des dames de coeur... - et aux cyclistes qui tentent la jungle, aux automobilistes victimes et coupables en même temps ? ».

Autrement dit, si vous voulez participer à la fête et vous réapproprier cet espace, il ne vous reste plus qu'à suivre le programme et descendre dans la rue !

Tommy Pouilly le 21/09/2012
Tommy
Tommy Pouilly le 21/09/2012

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