Vu sur le web

Un « traducteur » de conditions d'utilisation de services web

0

« J'ai lu et j'accepte les conditions d'utilisation ». Sans cette acceptation pleine et entière des règles proposées par les fournisseurs de chaque service web, impossible d'aller bien loin sur la Toile. Pourtant, qui prend réellement la peine d'éplucher les nombreuses pages d'informations juridiques que composent ces véritables « contrats » ?

Certainement pas grand monde, étant donné qu'il faudrait 76 jours de travail, selon une étude, pour lire la totalité des conditions d'utilisation que l'on rencontre en une année. Pourtant, ces conditions nous lient bel et bien aux services de notre quotidien, et un peu de vigilance peut s'avérer parfois utile.

Pour faciliter cette tâche, un élève de Sciences Po, Hugo Roy, a imaginé un site web pour le moins original, rapporte Le Monde : ToS;DR (« Terms of Service, Didn't Read », jeu de mots sur une expression anglaise signifiant « pas lu, c'était trop long »), propose de constituer une bibliothèque de petites fiches-lecture qui mettent en évidence les éléments notables dans les conditions d'utilisation d'un grand nombre de sites web. 

« On ne devrait pas avoir besoin d'être un avocat à plein temps pour utiliser des services sur Internet », plaide l'étudiant, qui regrette que « les gens aient une tendance à accepter énormément d'être préservés dans l'ignorance et la docilité ».

La vigilance est d'autant plus facile à garder qu'elle est collective : à cette adresse, les internautes peuvent renseigner les éléments positifs ou négatifs qu'ils ont débusqués dans les conditions d'utilisation de leurs services web. En faisant appel au crowdsourcing, Hugo Roy espère que son initiative bénéficiera de la « sagesse des foules ».

Tommy Pouilly (@5h55) le 20/08/2012
Tommy
Tommy Pouilly (@5h55) le 20/08/2012

Ajouter un commentaire


Loading
biuquote
  • Comment
  • Preview

S'abonner à la newsletter

Votre adresse email sera uniquement utilisée pour vous envoyer la newsletter de RSLN. Microsoft ne l'utilisera pour aucune autre communication, qu'elle soit commerciale ou institutionnelle. Microsoft ne vend ni ne loue ses listes d'abonnées à des tiers.