Surfer pour évacuer le stress

Surfer pour évacuer le stress

Se perdre dans les dédales du web est-il bon pour la santé ? A contre-courant de l'avis dominant, qui voit dans l'hyper-information et les sollicitations numériques incessantes une source de stress, c'est ce que propose un article du New York Times : 

« La semaine dernière, j'ai eu fait une curieuse expérience, raconte la journaliste Jenna Wortham. Stressée, en retard dans mon travail, j'ai été frustrée à tel point que je n'étais plus capable de me concentrer. Alors j'ai commencé à poster une poignée d'articles sur Twitter et Tumblr. Pendant un certain temps, mon esprit et les doigts ont erré à travers le Web. Quand j'en ai eu assez, je suis retournée à ma mission, et l'ai achevée en un clin d'oeil. Le détour a pris moins de dix minutes, et a suffi à me rendre plus efficace ».

Ainsi, quand certains se coupent du vacarme du web pour se détendre, d'autres utilisent les distractions numériques pour calmer leurs nerfs. Est-ce grâce au plaisir procuré par l'addiction ?

Interrogeant les lecteurs, Jenna Wortham énumère les expériences plus ou moins similaires. Les questions fusent : par exemple, pourquoi est-ce sous la douche, ou lorsque nous nous éloignons momentanément de notre bureau, que nous avons nos meilleures idées ? Est-ce que s'égarer dans les flux numériques est aussi efficace pour se détendre, ou être créatif, qu'une promenade dans la « vraie vie » ? Les avis divergent, mais tous s'entendent sur un point : parfois, il semble que nous ayons simplement besoin de laisser nos problèmes se dénouer « en arrière-plan ». 

Et demain ? A force que les outils de notre quotidien sollicitent toujours plus notre attention, comment apprendrons-nous à composer avec ces distractions ? Est-il possible que notre cerveau s'adapte, pour tourner cette situation à notre avantage ?

Les spécialistes des sciences cognitives, et notamment ceux qui étudient la plasticité du cerveau, travaillent sur ces questions. Mais il faudra encore un peu de patience, prévient la journaliste : c'est encore un champ d'étude très embryonnaire.

Tommy Tommy Pouilly le 03/07/2012
Photographie

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1 Comments


Christophe T

N'est ce pas l'expérience du "flow" dans l'usage du web qui nous permet en passant par une activité maitrisée à un moment donné qui nous permet de reprendre ensuite plus facilement l'activité interrompue ?

le flow : fr.wikipedia.org/.../Mih%C3%A1ly_Cs%C3%ADkszentmih%C3%A1lyi

le 03 July 2012 à 7h37

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biuquote
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