Économie numérique

Microsoft Research : des collaborations fertiles avec la recherche française (3/3)

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A l'occasion de la sortie de notre nouveau magazine papier, on vous emmène en trois billets dans les coulisses de Microsoft Research. Après la présentation des chercheurs et des laboratoires et leurs recettes pour stimuler la créativité, dernière étape : les collaborations avec la recherche française. Découvrez les projets qui unissent les laboratoires de Microsoft avec les plus grands centres de recherche de l'hexagone.

Créer un modèle numérique du coeur humain capable d’intégrer toutes les caractéristiques du coeur d’un véritable patient, et ce afin d’en anticiper les évolutions éventuellement pathologiques, c’est l’ambition du chercheur Nicolas Ayache. Et c’est dans le cadre du laboratoire commun Microsoft Research-­Inria (Institut de recherche en informatique et en automatique), fondé en 2006, qu’il y travaille, en collaboration avec Antonio Criminisi, un spécialiste de l’analyse des images médicales à Microsoft Research.

Plus loin, son collègue Bertrand Thirion développe des algorithmes très pointus pour décoder les images du cerveau construites par Neurospin, un outil d’IRM surpuissant. C’est le projet A Brain. Puis il croise les informations recueillies avec une base de données génétiques, afin d’analyser en finesse les mécanismes du cerveau, mais aussi ses pathologies.

Qu’il s’agisse de son laboratoire commun avec l’Inria ou de ses partenariats avec l’École polytechnique, le CNRS ou l’IRI (l’Institut de recherche et d’innovation du Centre Pompidou), Microsoft met en oeuvre son expertise dans le terreau fertile des grands centres de recherche français. Avec toujours comme ambition de stimuler la recherche en informatique sur le long terme, en s’affranchissant de la contrainte des cycles de vie courts ou moyens des produits.

> Des techniques de restauration numérique

C’est ainsi que Georges Gonthier, Grand Prix de la Fondation d’entreprise EADS 2011 délivré par l’Académie des sciences, poursuit en toute sérénité ses recherches entre les murs du laboratoire commun Microsoft Research­-Inria. Son projet : apprendre aux ordinateurs à « faire des maths ». Plus précisément construire des strates logicielles capables de démontrer de manière irréfutable des théorèmes mathématiques qui attendent d’être vérifiés depuis plusieurs centaines d’années parfois.

De son côté, le chercheur Cédric Fournet travaille sur un programme fondé sur des principes similaires, mais avec des applications dans le domaine de la sécurité informatique. Objectif ? Limiter l’apparition de failles de sécurité lorsque deux systèmes informatiques dialoguent entre eux, par exemple dans le Cloud.

En lien avec l’archéologie, le projet de Jean Ponce rassemble les ressources de l’École normale supérieure (ENS), du CNRS et du labo commun Microsoft Research-­Inria pour produire un outil logiciel de « restauration numérique » des bâtiments historiques. Avec l’aide d’architectes, ce professeur d’informatique rattaché à l’ENS a, par exemple, reconstitué des villas pompéiennes en extrapolant, à partir de photos, mais aussi de dessins du XVIIIème siècle, les contours d’origine de ces architectures vieilles de plus de deux mille ans : une véritable résurrection virtuelle.

Quant à la chaire « Microsoft­-CNRS Optimisation et développement durable », c’est au sein de l’École polytechnique qu’elle a trouvé sa place depuis trois ans. La recherche qui y est conduite porte sur l’optimisation de la consommation énergétique des bâtiments. Ou comment les outils numériques peuvent être mis au service du développement durable…

Retrouvez notre dossier sur Microsoft Research, ainsi que d'autres articles sur le numérique, dans le magazine ci-dessous !

RSLN #11 - Microsoft Research : le futur s'invente aujourd'hui

RSLN le 29/06/2012
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RSLN le 29/06/2012
Photographie : Projet Jean Ponce.

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