Quand les « big data » confirment les théories des classiques

Quand les « big data » confirment les théories des classiques

Ricardo avait raison ! Ce sont les big data qui le disent. En analysant une énorme quantité de données sur la qualité des sols agricoles et les rendements des cultures dans cinquante-cinq pays, des chercheurs du MIT ont en effet pu donner raison au célèbre économiste : spontanément, les pays ont tendance à se spécialiser dans la production des biens qui leur donnent un avantage comparatif - c'est à dire, à ne produire que ce qu'ils font le mieux, et d'utiliser le commerce pour obtenir le reste.

Les économistes Daniel Bernhofen et John Brown ont ainsi pu
« prouver » la théorie à la base du commerce international, qui est aussi, depuis sa formulation par David Ricardo il y a deux siècles, l'une des hypothèses les plus fondamentales de notre économie du libre-échange.

« La vérification n'aurait pas pu être faite il y a encore quelques années », explique Peter Dizikes, du bureau d'information du MIT : étant donné l'échelle d'application très large de la théorie, les économistes butaient jusqu'à présent sur ce qu'on appelle un « problème de données manquantes ».

C'est en s'appuyant sur l'énorme quantité de données collectées dans le monde entier par la FAO (l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), et sur la capacité des ordinateurs les plus récents à traiter ces millions de données, que l'intuition du penseur a pu être confirmée.
 

Tommy Tommy Pouilly le 20/06/2012
Photographie

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