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Économie numérique

Fab labs, techshops, hackerspaces : le jeu des sept familles

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Poursuite de notre exploration du monde des fablabs : après les grands principes et la vision très « romantique » de la révolution des industries collaboratives nouvelle génération, place au concret avec la définition de ces lieux de productions et une petite typologie.

 

> Les fab labs : de petits ateliers à tout faire

Commençons notre exploration par les fablabs – pour « laboratoires de fabrication ».

De quoi parle-t-on ? On attribue leur naissance à Neil Gershenfeld, du Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui voyait en ces labos un moyen de restituer la technologie et les outils de production aux citoyens.

La Fondation Internet Nouvelle Génération (FING) définit les fab labs comme des plates-formes de prototypage rapide d’objets physiques.

Concrètement, ça ressemble à quoi ? On parle là d’ateliers de fabrication de taille modeste, équipés de machines-outils contrôlées par ordinateur. Les machines emblématiques des fablabs sont les imprimantes 3D et les découpeuses Laser.

Qui y accède ? Tout le monde en principe, et la plupart du temps gratuitement.

Etat des lieux : On compte aujourd’hui 53 fab labs dans le monde, répartis sur 17 pays. Artilect, premier fab lab français à ouvrir ses portes, est situé à Toulouse. Il est aujourd’hui le seul fab lab français recensé par le MIT, quand les États-Unis en comptent déjà une vingtaine.

Parmi les projets en cours, Artilect travaille sur les traces éphémères et les empreintes, telles celles laissées en leur temps par les météorites à la surface de la Terre. Out of Memory est ainsi un concept de table qui retient le passage et l’interaction du visiteur et la reproduit sur une table voisine. Ou quand art et artisanat se rejoignent.

 

> Les techshops : des fab labs en plus grand et plus cher

De quoi parle-t-on ? Les techshops sont de grands ateliers ambitieux à visée quasi professionnelle.

Concrètement, ça ressemble à quoi ? Les techshops, c’est en moyenne 1500m² d’ateliers – à peu près le double de l’espace disponible dans les fablabs – et surtout, les machines qui y sont entreposées sont de véritables machines de marque, et non pas des machines bricolées. Ainsi, les néophytes se font rares dans les techshops, au profit d’amateurs éclairés et éduqués à la recherche d’outils de production. Et certains techshops ont des visées commerciales.

Qui y accède ? Cette ambition a un coût. Les tarifs pratiqués dans les techshops sont plus élevés : à Manchester, vous devrez débourser 58€ de l’heure pour utiliser les machines.

Le premier techshop s’est ouvert en 2006 à Menlo Park, en Californie. Il accueille aujourd’hui 500 membres. A ce jour, il n’y en a pas en France.

 

> Les hackerspaces, entre lieux de sociabilité et royaumes de la bidouille

De quoi parle-t-on ? Le terme de hackerspace recouvre une réalité protéiforme. On ne distingue pas de matériel type dans les hackerspaces. Il est même des hackerspaces dépourvus d’outils de production numérique. Ce sont avant tout des lieux de rencontres, de débats et d’échanges, mais aussi d’expérimentations, de tests et de bidouillages – où l’on en revient à la culture du hacking d’origine.

Concrètement, ça ressemble à quoi ? A une communauté à laquelle on peut accéder moyennant une cotisation modeste - 15€ par mois pour le Tetalab de Toulouse. Là, on peut y mûrir des idées en groupe sur un modèle associatif. Parmi les objets conçus au Tetalab, on peut citer le LedPong, un mur serti de balles de ping-pong illuminées par des leds contrôlées à distance.

 

> Alors, en résumé ?

Pour résumer, et si l’on joue au jeu des 7 différences, l’on retiendra des problématiques :

  1. de taille,
  2. d’équipements,
  3. de frais de mise en place,
  4. de frais de cotisation, de fait,
  5. de financement aussi (public, privé, association),
  6. idéologiques,
  7. de public.

Cela-dit, au-delà de ces quelques divergences, fablabs, techshops et hackerspaces poursuivent un seul et même objectif : redonner aux individus le pouvoir de produire des objets ensemble. Un objectif que poursuivent d’ailleurs également Living Labs et autres 100k Garages.

 

> Pour aller plus loin :

 

> Illustrations :

[Article écrit par Brice Le Roy]

RSLN le 03/08/2011
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RSLN le 03/08/2011

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