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L'open data pour cartographier le crime

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Au Royaume-Uni, les infographies tirées de l’open data se suivent et ne se ressemblent pas. Dernier exemple en date : le journal britannique The Guardian, qui a pris l’initiative de cartographier les assassinats perpétrés dans les différents quartiers de Londres entre 2006 et septembre 2011, grâce à la publication d’un document de la Metropolitan Police.

Quelques enseignements : la carte montre des disparités importantes entre les arrondissements, avec par exemple « un » seul crime dans le quartier de Richmond, contre pas moins de 79 dans celui de Lambeth. On remarque également la forte proportion de jeunes dans la part totale des victimes, les moins de 30 ans représentant plus de 50 % des 837 meurtres recensés.

La carte est en fait une déclinaison des fameuses « crime maps » anglaises dont la publication avait provoqué un débat sur l’utilité et la pertinence de la publication de telles données : certains y voyaient une atteinte à la vie privée et surtout anticipaient des conséquences néfastes pour les quartiers les plus mal famés, tandis que d’autres, comme Michael Cross, les considéraient comme « des avancées démocratiques majeures ».

En France, un projet similaire, dit de « cartocrime », a déjà été mené par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, sans toutefois se projeter à l’échelle des quartiers d’une ville.

Pour aller plus loin :

RSLN le 07/10/2011
Admin
RSLN le 07/10/2011

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